Chapitre 2:
Lorsque je me réveillais le lendemain matin, j'étais seule dans mon lit. Je m'assis et regardais autour de moi, et je constatais qu'Edward n'était plus dans ma chambre. Ma fenêtre était légèrement ouverte, juste assez pour laisser passer un mince filet d'air mais de façon à ce que mon fiancé puisse facilement l'ouvrir de l'extérieur. Mon fiancé. Cela me faisait bizarre de l'appeler ainsi et, inexorablement, je repensais à ce qui c'était passé hier.
La réaction de Charlie avait été tellement violente que je n'en revenais toujours pas. Hier soir, avant de m'endormir, j'avais décidé que j'irais lui parler pour essayer d'arranger notre situation.
Il me fallais également appeler ma mère pour lui apprendre la nouvelle. J'espérais qu'elle serait plus compréhensive que mon père. Je devinais facilement pourquoi celui-ci ne voulait pas que je me marie avec Edward, tout de moins pas aussi jeune : il avait été marqué par son histoire avec ma mère et il ne voulait pas que je vive la même chose. Mais moi je savais qu'Edward na partirait pas, qu'après notre mariage, il me prendrait mon humanité pour que nous puissions rester ensemble pour l'éternité.
D'ailleurs quand j'y pensais peut-être que se serait mieux ainsi ; quand je me transformerais, ce sera plus facile pour moi, de me séparer de lui, surtout si je sais que je ne compte plus à ses yeux. Oui, finalement c'était une bonne chose, mais je ne pouvais et ne voulais pas partir en laissant notre situation telle quelle. C'était donc décidé, j'irais lui parler.
Cette bonne résolution prise, je me levais de mon lit, pris ma trousse de toilette (comme toujours sur mon bureau) et me dirigeais vers la salle de bain pour procéder à mes quelques minutes d'humanité.
Après avoir pris une bonne douche chaude, je sortis de la baignoire, enroulais une serviette autour de moi et me séchais les cheveux. Alors que je cherchais mes vêtements des yeux pour pouvoir m'habiller, je me rappelais que j'avais oublié d'en prendre.
Quelle gourde ! Il allait falloir que je traverse tout le couloir en serviette pour me rendre dans ma chambre. Heureusement, Charlie devait déjà être partit travailler, je ne risquais donc pas de le rencontrer sur mon chemin.
J'ouvris la porte de la salle de bain et me dirigeais vers ma chambre. J'ouvris la porte, entrais dans ma chambre, refermais la porte et me retournais. La chose à laquelle je ne m'attendais pas en me retournant était de trouver Edward dans ma chambre.
Et pourtant, il était là, allongé sur mon lit et me dévorant des yeux, mon entrée lui ayant apparemment fait grande impression. Je m'empourprais immédiatement et arrêtais de respirer. Il me sourit et dit d'un ton amusé :
-Respire Bella !
J'inspirais une grande goulée d'air et essayais de retrouver une respiration normale. Il se leva de mon lit et vient se placer en face de moi, mais à une distance respectueuse.
-Tu as bien dormi ?
-Moui mais le réveil n'était pas terrible.
-Ah oui, et pourquoi ça ? me demanda-t-il malicieusement.
-Parce que tu n'étais pas là quand j'ai quité les bras de Morphée pour venir me réfugier dans les tiens.
Il sourit et s'approcha encore lus de moi. Il allait m'enlacer mais au dernier moment, il hésita et au lieu de m'embrasser comme j'étais sur qu'il allait le faire, il déposa juste un baiser sur mon front.
Je le regardais, surprise par son attitude, et j'étais sur que si il avait pu rougir en ce moment, il l'aurait fait.
OH MY GOD!! Edward était gêné! Edward était gêné par MOI! C'était la première fois que je le voyais comme ça.
Je retins un rire. Il est vrai que me voir avec une simple serviette - qui, devrais-je le préciser, m'arrivait à peine au dessus de la mi-cuisse et laissait apparaître les formes de ma poitrine - devait être dérangeant pour lui, et aussi sûrement très tentant. Je souris intérieurement. Je venais de décidé de pousser le vis plus loin même si je regrettais déjà ce que j'allais faire, honteuse de ma propre audace.
D'un pas souple, j'anéantissais les quelques centimètres qui nous séparais encore et me collais contre lui. Ses bras étaient plaqués contre son corps et il avait arrêté de respirer. Je me mis sur la pointe de pieds et embrassais son menton, remontais vers son oreille en déposant de légers baisers le long de la courbe de sa mâchoire. Arrivé à ma destination, je lui murmurais d'une voix qui se voulait sensuelle :
-Es ce que c'est moi qui t'intimide ainsi Edward ?
Même si je connaissais déjà la réponse, je n'avais pas pu m'empêché de poser la question.
-Non, me répondit-il d'une voix rauque, pleine de désir et de frustration.
Je souris et repris mes baisers le long de sa mâchoire en me dirigeant vers son autre oreille. Quand mes lèvres arrivèrent près de celle-ci, je mordillais doucement son lobe et je l'entendis étouffer un gémissement. Je lui soufflais alors :
-Menteur.
Il ne dit rien. Je repris alors mon chemin en sens inverse mais au lieu de son oreille, je me dirigeais lentement vers sa bouche. J'embrassai doucement ses lèvres de glaces et il répondit à mon baiser.
Alors que nos lèvres se faisaient plus pressentes, ses bras, jusqu'à présent inactifs, vinrent enlacer ma taille et me serrer encore plus contre son corps. Mes mains, qui jusqu'à maintenant étaient sur ses hanches ou caressaient son dos, remontèrent jusqu'à sa nuque et mes bras s'enroulèrent autour de son cou.
Quand mon besoin d'air ce fit ressentir, il relâcha mes lèvres et embrassa tout mon visage pour me laisser le temps de reprendre mon souffle sans arrêter ses baisers.
Quand ma respiration redevint un peu près régulière, il reprit possession de mes lèvres pour me donner un baiser des plus passionné. Jamais il ne m'avait embrassé ainsi, avec autant de désir et de passion, et je devais bien avouer que j'adorais ça. Il me força à reculer et me plaqua brutalement contre la porte, m'emprisonnant entre celle-ci et son corps de pierre.
Un gémissement s'échappa de ma bouche. Pas un gémissement de douleur, mais de plaisir.
Edward sourit contre mes lèvres. Ses mains, toujours sur ma taille, me soulevèrent de terre et mes jambes vinrent s'enrouler autour de ses hanches.
Toujours en m'embrassant, il caressait mes jambes jusqu'à ce qu'un grognement de frustration sorte de sa bouche. Il sépara alors ses lèvres des miennes, me regarda et dit en soupirant :
-Alice me charge de nous rappeler qu'elle nous attend en bas.
-Elle est venue avec toi ?lui demandais-je, surprise.
-Oui, elle a préféré rester dans la voiture.
-Tu aurait pu me le dire plutôt.
-J'ai oublié, me répondit-il avec une petite moue innocente.
Je souris, dénoua mes jambes de sa taille et atterris doucement sur le sol.
-Je devrais m'habiller alors, ajoutais-je.
Il ne dit rien et s'écarta pour me laisser passer. Son regard brûlant me suivit jusqu'à mon armoire et restât sur moi pendant tout le temps où je sortais mes habits.
J'allais détacher ma serviette quand je me rendis compte qu'il me regardait toujours. Je souris, apprécient son regard sur moi, et lui dis :
-Retourne toi.
Même si ce que nous venions de partager était très intense, se n'était pas une raison pour que je me dévoile ainsi aussi facilement à lui.
Gêné plus que jamais d'avoir été surpris dans sa contemplation, il se retourna. Je m'habillais alors et, lorsque j'eu fini, il se retourna, me prit dans ses bras et descendit à vitesse vampire dans la cuisine, me déposa sur une chaise et me demanda :
-Que veux tu manger ?
-Rien, donne moi juste un verre de jus d'orange s'il te plait.
-C'est tout,tu es sur que tu ne veux rien manger ?
-Oui, je n'ai pas très faim et Alice nous attend.
Il soupira, prit un verre, le remplit jusqu'à ras bord et le posa devant moi. Je le bus d'une traite, me levais, le posais dans l'évier, pris mon manteau et lui dis :
-Tu viens ?
Il prit ma main et m'entraîna vers la porte, qu'il referma derrière nous. Arrivés à la voiture, il m'ouvrit la portière, la referma une fois que je fus assise et avant que j'ai bouclé ma ceinture, il était déjà à côté de moi et démarrait la voiture.
-Salut Bella !
-Bonjour Alice.
-Tu vas bien ?
-Ca va et toi ?
-Très bien. Dites moi, qu'est-ce qui vous a pris autant de temps en haut ? J'ai cru entendre du bruit.
J'allais répondre lorsque Edward dit à ma place :
-Bella prenait sa bouche.
Bonne réponse ! Après tout, c'était une partie de la vérité.
-Vraiment ? demanda malicieusement Alice.
-Oui vraiment. Et fais moi le plaisir d'enlever ses images de ta tête.
Alice pencha sa face de lutin vers l'oreille de mon fiancé et lui murmura :
-Menteur
Edward grogna et le sourire d'Alice s'agrandit d'avantage, si bien sur s'était possible. Elle avait gagné et elle le savait.
Quelque chose me frappa soudainement : elle lui avait dit « menteur », comme je l'avais dit à Edward dans ma chambre. Je me retournais pour la voir.
-Tu nous as espionné ? Dis-je, indignée
Alice rigola.
-Sa dépend de ta définition d'espionner, mais oui, je l'ai vus.
Je me laissais retomber lourdement au fond de mon siège en poussant un soupir. Pour changer de sujet, j'ajoutais :
-Alors c'est quoi le programme aujourd'hui ?
Alice gloussa et Edward sourit.
-Aujourd'hui, nous allons te faire visiter une pièce de la maison que tu n'as encore jamais vu.
Septique, je demandais :
-Quel genre de pièce ?
-Surprise...
Son dernier mot avait de quoi m'effrayer : je détestais les surprises !
Quelle pouvait bien être cette mystérieuse pièce qui m'était encore inconnue ?